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 Topic Littérature

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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Mer 23 Avr - 19:06

Pour la peine je l'emprunte au CDI.
Et j'ai ADORE Bérénice de Racine. Non ceci n'est pas ironique ^^
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Koma
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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Mer 23 Avr - 20:14

Ouais enfin, j'ai quand même acheté le bouquin français pour tout saisir hein

Et puis je l'ai dévoré en français. Et finis en anglais pour comparer.

T'inquiètes pas pour le bac, moi c'est en français pur que j'ai eu de la merde, un pauvre sujet sur le théatre (mais même pas intéressant) et ce connard de JJ Rousseau meuh

_________________
"You guys both got to stop perpetuating this myth that Boba Fett is some kind of bad-ass. All right? He has a jet pack. So did the Rocketeer. Really cool. When it comes time for battle, the man's Michael Bay - all style, no substance. "

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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Mer 23 Avr - 22:20

Haha, j'ai eut 4 en français, tu n'as pas put faire pire, même si tu le voulais !
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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Mer 23 Avr - 22:21

4 à l'écrit ou a l'oral?
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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Jeu 24 Avr - 0:52

Ecrit. 7 à l'oral, bienvenu dans mon monde !
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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Jeu 24 Avr - 11:21

qu'est sstu fous dans une section L meuh ?

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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Jeu 24 Avr - 11:46

Bah je fous.
Et j'ose espérer que tu ne me juges pas sur deux malheureuses notes que j'ai put avoir lors de mes tendres années, ci mer
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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Jeu 24 Avr - 18:17

mais nannn rouuuh

Mais je pensais à la vue des notes que t'avais rien branlé

Mais si c'est du taff qui a pas porté ses fruits, je compatis, j'ai connu ça Honte

Excuse moi de douter de ton amour de la littérature rouuuh

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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Jeu 24 Avr - 19:54

Mais en moyenne générale tu assurais? Ca me fait peur là !
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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Ven 25 Avr - 12:38

Koma a écrit:
mais nannn rouuuh

Mais je pensais à la vue des notes que t'avais rien branlé

Mais si c'est du taff qui a pas porté ses fruits, je compatis, j'ai connu ça Honte

Excuse moi de douter de ton amour de la littérature rouuuh

Fais toi pardonner avec tes " rouuuh "
Smile

Hahaha NAN Laura, la première a été un véritable fiasco. 13 de moyenne en seconde, 9 en première parce que j'ai tout bonnement décidé de rien branler. Mais bon rassure toi j'avais qd même un peu prés plus de la moyenne dans les matières L mais pas en Maths/Bio/Physique/Sport =')
(Oui, je sais vu le niveau en L des matières scientifiques, on se demande comment j'ai fait Very Happy)
Il faut dire aussi que j'ai réussit a me taper 5 de moyenne en Espagnol =D
Bon maintenant je suis à 13.

En ce qui concerne mon 4, j'ai pris dissert + beau HS et 7 à l'oral parce que je n'avais pas réviser cette salope de Bérénice.
Enfin de ttes façons, je n'ais rien fait en Première. Life is difficult =')
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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Ven 25 Avr - 21:38

Oh j'aurai cru le sujet d'invention, souvent c'est le plus mal noté...
Je compatis pour le niveau L, j'arrive tout juste à atteindre le 10 en svt =D Mais comme c'est ma pire moyenne, je trouve ça rassurant haha.
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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Dim 27 Avr - 17:58

Enemy a écrit:
Pour la peine je l'emprunte au CDI.
Et j'ai ADORE Bérénice de Racine. Non ceci n'est pas ironique ^^

GENRE T AS AIME BERENICE.
Ouah, c'est que tu n'as pas vu la pièce, c'est pas possible Very Happy
S'tu veux dans le même genre d'amour déchu, t'as La Princesse de Clèves de La Fayette Ü
Bon, moi, j'ai pas trop kiffé. Trop platonique mais bon Smile
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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Dim 27 Avr - 18:00

Oh on nous l'avait conseillé dans la séquence "roman" mais je sentais bien que ça ferait trop plaisir à ma prof si je le lisais... Et je préfère lire quelque chose que tu as aimé vois-tu Very Happy
Pas vu la pièce non! Lire ça doit rendre la chose moins cucu ^^
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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Lun 28 Avr - 12:09

Nan mais tu sais, on a tous des gouts différents hein, niveau qualité littéraire ÉVIDEMMENT que Bérenice est extra, Clèves aussi. C'est juste bon, tout dépend du style Smile

C'est même pas que la pièce était cucu, loin de là, c'était qu'elle était affreusement joué. Anthiocus joue extrêmement mal, il accentue bcp trop le pathétisme de sa relation avec Bérénice. Titus lui fait bien pâle figure pour un roi, même victime de sa déchéance. Seule Bérenice jouait bien Smile
Et la mise en scène était plutôt bien trouvé. Et puis il faut dire que les sièges en bois m'ont un peu niqué les fesses pendant deux heures alors je manque sûrement d'objectivité Very Happy
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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Lun 28 Avr - 19:49

Haa oui, je compatis Very Happy
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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Mar 29 Avr - 0:12

Merci Very Happy
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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Dim 29 Juin - 16:04

Un an que ce livre m'attends :



" Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d'eux seuls préoccupés, goûtaient l'un à l'autre, soigneux, profonds, perdus. Béate d'être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s'admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante exceptionnelle femme aimée parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu'ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c'était cela, amoureux, et il lui murmurait qu'il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu'ils seraient seuls, et alors elle murmurait qu'ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui avoir déplu, trop sûre d'elle, mais non, ô bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs, oui, tous les soirs ils se verraient ".
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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Dim 19 Oct - 1:19

Electric dandy (Lou Reed) (Bruno Bloom, 2008 )




Citation :
Présentation de l'éditeur
Grande icône du rock, fondateur du Velvet Underground lancé par Andy Warhol, créateur de l'art rock, Lou Reed peut être considéré comme l'inspirateur du mouvement punk et d'une grande partie de la musique actuelle. En 1972, son célèbre Walk on the Wild Side produit par David Bowie le fait connaître tardivement. De la beat generation à l'avant-garde sauvage, il est le premier musicien de rock à aborder des thèmes adultes et littéraires et 'net en scène un concentré des pires cauchemars de l'Amérique : rock'n'roll, homosexualité, drogues dures, sado-masochisme, prostitution, déchéance, provocation, subversion, violence et scandale de Heroin à Sweet Jane, puis de Berlin à Kicks et Meta, Machine Music. Maître du réalisme appliqué à la chanson, l'autodestructeur Rock'n'roll Animal décide de survivre à son mythe faustien et tente de renégocier son âme. Il traverse une période de rédemption culminant avec l'album New York, puis c'est la transcendance après son mariage avec l'artiste Laurie Anderson et le succès de Perfect Day. Premier livre consacré à Lou Reed en France, cette édition entièrement révisée et mise à jour rassemble anecdotes, historique et entretiens, citations de Reed et de ses proches. Lou Reed-Electric Dandy analyse l'œuvre en détail, de So Blue (1958 ) à la mise en scène de Berlin (2007). Retraçant les étapes de ce parcours initiatique, cet ouvrage est une mine d'informations sur l'émergence de la culture rock dans le monde occidental.
Le premier livre français consacré au dandy de Greenwich Village. Des débuts pré Velvet à la semi retraite actuelle, la vie d'une icône qui a survécu aux excès, aux drogues et aux rues de New York, et qui commence à ses 15 ans quand ses parents, redoutant d'avoir un fils homosexuel, le collent en psychiatrie où Reed sera soigné.. à coups de séances d'électrochocs (comme Frances Farmer ou de nombreux autres pétés du ciboulot du rock ou de l'art), itinéraire programmé d'une autodestruction des codes et normalités pour transcender une existence mis à mal à l'avance.

Le bouquin est intéressant dans le sens où le journaliste auteur qui a rencontré Lou des 70's à aujourd'hui n'intervient que la moitié des textes, le reste est constitué d'extraits d'interviews et de dialogues avec Lou ou avec les gens tournant autour de lui et/ou sa musique, on a des anecdotes venant ainsi de sources très variées, de Andy Warhol ou Nico à Lester Bangs ou tel producteur, ingé son ou zikos, en passant par John Cale et les membres du Velvet eux même évidemment.

Apparemment plus intéressé par l'oeuvre de Reed que par les révélations scandaleuses de sa vie privée, l'auteur a trouvé un équilibre presque parfait entre informations et ordures. Ce livre ne cache pas les excès commis par Reed, mais évite les détails inutiles pour se concentrer sur les albums sortis. Et là, rien n'est oublié : les premiers enregistrements, les disques du Velvet Underground, les efforts solos, les collaborations, tout y est décortiqué album par album, titre par titre. Bref, ce bouquin est une mine d'informations passionante qui complète parfaitement la discographie de l'incarnation vivante des bas fonds new yorkais. Une réussite, même si on envie aussi la sortie d'une autobiographie du rock'n'roll animal en personne, dans la veine de celles d'Iggy Pop ou Dee Dee Ramone.

Une construction très très riche, une analyse et traduction de chaque album et texte, un développement revenant sur tout ce qu'à fait Lou jusqu'au live intégral de Berlin l'an dernier... un bon pavé sans être plus excessif en taille qu'un autre livre du genre (au hasard, L'Odyssée du Rock ou Please Kill Me -dont Electric Dandy se rapproche énormément dans la construction narrative à base d'interviews et de quotes-) et pour être tombé dessus au hasard, je l'ai trouvé pertinent, détaillé et détaché, bref, très bien foutu et très complet, je le recommande vraiment aux amateurs du personnage/du groupe, avec Paroles de la Nuit Sauvage, le recueil traduisant ses textes (chansons et poèmes) paru chez10/18.

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Mémoires d'une beatnik (Diane Di Prima, 1969)




Citation :
Présentation de l'éditeur
Dans l'Amérique corsetée des années 1950, le croquis saisissant d'une bohème new-yorkaise en plein bouillonnement, où l'on croise Allen Ginsberg et jack Kerouac, Le Roi Jones et même Ezra Pound. Sexe, drogue, insolence, musique et littérature composent un mélange enivrant. Tout l'esprit beat... Mais c'est aussi le portrait d'une jeune fille, poétesse rebelle et pionnière, qui savoure avec jubilation expériences et excès. À l'aube de ses vingt ans, Diane plaque l'université et part s'installer dans les quartiers mal famés du sud de Manhattan. Jour et nuit, elle navigue de bar en bar, fréquente lieux alternatifs ou interlopes, à la rencontre d'âmes sœurs en rupture de ban. Très vite, dans son appartement, se retrouvent amis, artistes sans foyer et marginaux croisés au détour d'une rue. Ainsi se crée l'une des premières " communes " où explosent et se réinventent les codes, où les goûts et les rôles sexuels se cherchent, à la poursuite du plaisir. Autobiographie, roman d'éducation, fantaisie érotique. En tout cas sauvage et drôle, à l'image de son auteur.

Biographie de l'auteur
Diane Di Prima est née le 6 août 1934 à Brooklyn, New York. Elle commence à écrire dès l'âge de sept ans, et prend la décision de faire de la poésie sa vie à l'âge de quatorze. Son premier livre, "This Kind of Bird Flies Backward", paraît en 1957.

Elle vit à Manhattan pendant plusieurs années, et est considérée comme la femme écrivain la plus importante du mouvement Beat. Entre autres activités, elle participe à la fondation du "New York Poets Theatre", et crée avec son mari Alan Marlowe une maison d'édition, "The Poets Press", qui publiera 29 livres de prose et poésie d'auteurs tels que Gregory Corso, Herbert Huncke, et bien d'autres. Puis, avec Amiri Baraka (LeRoi Jones), elle fonde une revue littéraire mensuelle, "The Floating Bear", une des revues beat les plus importantes de l'époque, et qui existera durant 10 ans.

À la fin des années soixante, elle passe beaucoup de temps sur la route. Elle vit d'abord à New-York, puis rejoint la communauté psychédélique de Timothy Leary à Milbrook, avant de traverser le pays dans un fourgon VW jusqu'à San Francisco. Là-bas, elle étudie le Bouddhisme Zen, le Sanskrit et l'Alchimie, écrit l'un de ses poèmes les plus célèbres, "Loba", et élève ses cinq enfants. De 1980 à 1986, elle enseigne les traditions ésotériques en poésie, au "New College of California". Son travail a été depuis traduit en une douzaine de langues. En 1983, elle veut appronfondir son étude du Bouddhisme et devient l'élève de Chogyan Trunga Rinpoche.

Aujourd'hui, elle vit et travaille à San Francisco, où elle est l'un des fondateurs et professeur du "San Francisco Institute of Magical and Healing Arts". Ses derniers travaux sont "Not Quite Buffalo Stew", un roman satirique sur la vie californienne, une autobiographie parue sous le titre "Recollections of My Life as a Woman", et un livre sur Shelley en tant que poète-magicien.

Diane Di Prima a publié 31 livres, collaboré à plus de 300 revues et magazines littéraires, est apparue dans 70 anthologies. Ses poèmes ont été traduits en une trentaine de langues.
Un bouquin erratique, posé et mélancolique d'un certain coté. Une narration très crue et un style de vie en marge, fait de communauté dans toute vision des activités (sexe, art, travail, passe temps). Si ce livre devait avoir un équivalent musical, je penserais aux mêmes sensations que m'ont donné l'écoute de I'm only sleeping des Beatles. Ou du moins d'abord celle là, puis une frange de chansons du même ordre, à voir selon chacun.

Mais on parle de la beat generation pure et de ses codes pré hippie puis mélangés, donc le livre est "classique" sans être cliché-isé par des chevelus avec des vestes en peau de yak façon Gaston Lagaffe ou yéyé français. Chais pas, c'est très personnel, sans réel but moral ou scénaristique, juste comme un journal. Et ça retransmet tout un pan de la fin des années 50 assez justement, et de l'ouverture encore discret de la décennie suivante qui allait à jamais marquer l'humanité aussi fortement dans l'évolution des moeurs que la dernière décennie l'a marquée dans l'horreur.





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L'aventure punk (Patrick Eudéline, 77)







Citation :
Présentation de l'éditeur
" Nous sommes les enfants dont la planète n'a pas voulu... Nous sommes les premiers à n'avoir connu que les poulets au pétrole et le lait à l'insecticide... Etre punk, c'est l'aboutissement d'une certaine révolte ou d'un ennui certain... Une génération aux gestes d'automates, à la peau plastifiée. Une génération immunisée... ".

En 1977, Patrick Eudeline a 21 ans. Il chante dans le groupe de rock Asphalt Jungle. Il est punk. Les punks font peur : boots, épingles à nourrice, bracelets cloutés, combinaisons R.A.F., vinyle porno-shop, lunettes noires. Ils rodent sous la pluie dans la jungle des villes. L'aventure punk fut le premier manifeste de ce nouveau dandysme. Un défi anarchique. Un cri. Un avertissement...

De toute façon, demain, tout le monde sera punk.
Un recueil d'instantanés (avec ce que ça implique) d'un Eudeline jeune (23 ? 22 ans ?) . Totalement impliqué, rédigé au moment même du boom punk, donc peu de recul... Certaines déclarations font mal (comme un échec profilé...), d'autres sont prémonitoires et curieusement inspirées. Mais le style d'Eudéline est là, déjà certaines obsessions également... Un point de vue sur le "vécu" punk parisien avant la récupération et la dégadation quoi. Un monde méconnu et oublié trop vite.

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Rock'n'roll Babylone - 50 ans de sexe, de drogues et de tragédies (Gary Herman, 2005)





Citation :

Présentation de l'éditeur
" Si vous cherchez les problèmes, vous êtes venus au bon endroit. " Elvis Presley. La légende du rock n'est pas faite que de musique... Tout le monde a entendu parler du décès énigmatique de Jim Morrison à Paris, du suicide (ou meurtre) de Kurt Cobain, des provocations, parfois géniales, de Marilyn Manson, Axl Rose et Eminem. Des morts prématurées de Jimi Hendrix, Bob Marley et Janis Joplin. Des assassinats de Marvin Gaye, John Lennon et Tupac Shakur. Mais ces célèbres faits divers qui ont tant défrayé la chronique ne sont en fait que la partie visible de l'iceberg.

De l'autre côté du miroir, il y a tout un univers d'argent et de pouvoir, presque un système, où la rébellion et la corruption font bon ménage, où les success stories côtoient les pires descentes aux enfers. Avec plus de deux cents photos et documents graphiques, dresse un portrait saisissant des excès et dérives du rock'n'roll. Cette culture à part entière a enfin son livre noir, mais, suprême ironie, il est l'œuvre d'un de ses plus grands fans, le journaliste britannique Gary Herman.
Une fois qu'on se plonge dans une culture et qu'on a découvert ses codes, ses icônes, ses jalons et ses moeurs, on découvre toujours qu'un truc génial a toujours une face cachée. Alors on s'initie aux trucs retors, pour cerner pleinement le sujet et éviter les erreurs de lectures à niveau unique.

L'histoire du rock n'est pas seulement faite de musique. De Johnny Ace qui mourut en jouant à la roulette russe aux divers suicides (Kurt Cobain, Michael Hutchence), overdoses (Keith Moon, Sid Vicious) et "accidents" (Brian Jones, Marc Bolan, Buddy Holly), la liste de ceux restés sur le bas-coté semble interminable...

Ce bouquin permet de se plonger dans la spirale noire du business, des controverses et des excès qui ont tournoyé autour de la musique précitée, et ainsi de faire découvrir au lecteur "ce que vous ne saviez pas" sur les rockstars et autres groupes de zik connus. Le truc est un peu raccoleur (encore que j'ai bien aimé l'idée présentée dans le titre) mais le bouquin s'en sort pas trop mal, exposant toute la décadence et la dégradation des mythes, depuis les années 50 et le rockabilly jusqu'au hip hop, en passant par les divas soul ou les pétages de plomb à la Phil Spector, les décérébrés black metalleux nordiques s'entretuant à coups de hache, les punks, etc...

L'auteur développe les scandales, les outrages, les morts tragiques, et quel rapport à qui dans tout ça, entre une version XXL du numéros HS "le rock pète le plomb" des Inrocks (paru l'an dernier et pas mal compilé) et une version moins couillonne et avec plus de faits des docus rock "hypothèses" façon Nick Broomfield (réalisateur de Kurt and Courtney et Biggie and 2pac, docus sur les la théorie du complot sur la mort de Cobain (meurtre et implication de Courtney, pas vraiment crédible) et les meurtres de Notorious BIG et Tupac Shakur durant la guerre des gangs en 97, qui selon les fans auraient été commandités par Suga Knight, directeur du label Death Row sur lequel était 2Pac). On retrouve d'ailleurs dans le bouquin parmi les scandales l'affaire de la pédophilie de Jackson, la drogue et la maternité du coupe Cobain/Love, l'overdose de Sid Vicious en prison avec la dope fournie par sa mère après son enfermement pour avoir été accusé de tuer Nancy, la guerre east/west qui a tué Biggie et 2Pac dans le rap 90's, les histoires et déboires de Keith Richards, de Whitney Houston, etc etc. On trouve également quelques photos rares assez intéressantes liées aux articles.

Malgré quelques erreurs minimes, ce livre met la lumière sur le coté pile de la mythologie du rock.

Nirvana - une fin de siècle américaine : http://sadartha.zikforum.com/rock-folk-et-tout-le-joyeux-bordel-f14/grunge-nirvana-t10-75.htm#12037

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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Mer 29 Oct - 3:17

Je commence Soucoupes violentes (2004) aussi d'Eudéline, vu que j'ai voulu d'abord lire L'aventure punk pour voir si Eudéline avait fait évoluer son écriture entre 77 et aujourd'hui.




Cependant, le bouquin a l'air beaucoup plus compliqué d'accès que le précédent, car ça s'enfonce encore plus dans l'écriture des romans dandys de la nuit parisienne et des anti héros punks (Virginie Despentes ou Ann Scott que je recommande aussi).

Pour le résumé du livre, comment expliquer.. une critique qui m'a l'air juste :
Citation :


Un héros baptisé Lancelot en 2004 : tiens donc ! Le personnage de Chrétien de Troyes et ses milles autres vies chez Dante, Aragon ou Bresson, relifté en jeune paumé shooté aux flashs d’iMac et attendant sa propre quête du Graal ?



Difficile à avaler si ce n’était pas Eudeline, doyen punk, critique rock des grandes heures de Rock & Folk et écrivain qui s’en mêlait. Pas d’inquiétude : nulle quête chevaleresque ici, la cour arthurienne s’est muée en hôtel Lutétia chic et sectaire, "antichambre du docteur Miracle" où Lancelot, en pleine psychose du don, s’enlise peu à peu, "coke addict et maître du monde, dans son bunker de Saint-Germain-des-Prés, un mini-Hitler, pourchassé par les visions".



Derrière les sujets-prétextes de l’occultisme et des machines à prophéties, Eudeline signe avec ces Soucoupes violentes secouées en plein vol une satire sociale furieusement glauque. Et plutôt drôle.



Tout part d’une tension à haut voltage : la confrontation de Lancelot aux images, d’abord cinématographiques puis hallucinatoires, médiumniques et médiatiques. Toutes emmêlées, évidemment. D’abord les premières images que Lancelot tourne en DV, celles de son ex dansant "avec un mannequin habillé en Elvis de salle de bains". Puis le flux s’emballe : la réincarnation de Steve Mariot (pilier des sixties) réveille Lancelot dans sa chambre de bonne en feu pour réapparaître plus tard en taxeur de clopes aux côtés d’Alain Pacadis, autre dandy rock de l’époque. Fidèles à leurs origines d’images spirite, les idoles redeviennent donc avec Eudeline des passeurs et autant de feed-back annonciateurs de la nouvelle vocation de Lancelot : "Il voulait être Godard, il sera Nostradamus". D’un jour à l’autre, Lancelot devient messager en herbe. Encore faut-il qu’il nourrisse son don, aidé dans ce nouveau rôle par sa mère, fan de longue date du business des esprits, "annales akashiques et Dogons" réunis. Son ex Lude revient aussi vers lui, en s’improvisant attachée de presse dès que la télé se met à relayer les prophéties de Lancelot.





L’intrigue a beau être mince (le fil conducteur laissant très vite présager que tout se finira… au royaume des usines à images), l’écriture précipitée d’Eudeline, dynamitée par une oralité et des jets de phrases à l’acide (Eudeline se dit fan de Despentes et d’Ann Scott, mais est plus proche de la dernière [URL="http://www.chronicart.com/livres/chronique.php?id=8744"]Berceuse[/URL] de Palanhuik que de celles-ci) vaut le détour. Rien que pour sa vitesse, ses excès de tournures façon chroniques de presse, un style rageusement assumé jusqu’au bout ("On se refait pas", une formule qui revient souvent dans sa bouche d’Eudeline)… Le flux continu de name-dropping, burroughsien dans l’âme même s’il cède parfois à l’exercice de mode, a l’habileté de mixer idoles ou ex-compatriotes night-clubbers d’Eudeline et cibles médiatiques plus tranquilles et d’avance admises, comme TF1, Fogiel et Nikos. Homme de presse, Eudeline joue la corde raide et balance à tout va, au détour d’une charge jouissive mais qui flirte parfois avec la private-joke pas risquée. Exemple : citer son propre éditeur Grasset au détour d’une phrase, façon contre-emploi… C’est que sous sa plume cinglante et écoeurée surgit au final une forme d’humour et d’attachement à ses principales proies. Eudeline les regarde évoluer, s’embourber dans cette "époque à la con"...



Même regard sans réelle nostalgie sur Paris, attentif surtout aux métamorphoses du cinquième arrondissement où Lancelot nourrit ses flashs à répétition. Les dix pages bien serrées du chapitre XIII, où le "soleil noir" de Mai 68 resurgit par surimpressions dans un café d’aujourd’hui (c‘est à dire sur fond de Skyrock et de "technicolor frimeur et saturé"), sont à ce titre une vraie réussite. De charge sociale sympathique, Soucoupes violentes devient alors un roman sur la métamorphose des images : celle d’un bout de capitale même plus ombre d’elle-même, celle de Lancelot se cherchant lors d’une courte traversée du miroir d’Alice.



Et aussi celle d’Eudeline, enfin, à laquelle chaque ligne renvoie : lui face à Paris, Paris face à lui, qui "s’était visualisé chaussé de bottes de cavaleries vernies, vêtu de satin duchesse et de velours noir, cape au vent, soie rouge et jabot -bel oiseau romantique". Plus dandy, tu meurs.

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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Mer 29 Oct - 15:56

Koma a écrit:
Electric dandy (Lou Reed) (Bruno Bloom, 2008 )





MIAM !

Tu me donnes foutrement envie enfoiré ! Alors que j'ai deja une tonne de livres sous la main ! ça coute combien à peu près ?

Sinon moi là j'ai commencé Voyage au bout de la nuit, après avoir fini le très amusant Pourquoi j'ai mangé mon père, de Roy Lewis. Là je me suis enfin décidé à revoir mes fondamentaux.
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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Jeu 30 Oct - 0:18

Mouahahaha Voyage tu vas encaisser sévère coté fondamental

accroches toi car si t'arrives à t'y plonger le bouquin est assez impressionant.

Pour Lou, il doit taper dans les 20 ou 25 je sais plus, il est encore en couv grand format, pas en poche, il vient de sortir.

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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Jeu 30 Oct - 0:45

Koma a écrit:
Mouahahaha Voyage tu vas encaisser sévère coté fondamental

accroches toi car si t'arrives à t'y plonger le bouquin est assez impressionant.

Ouep, je suis pas encore à fond là, mais je suis bien motivé. Céline j'avais jamais lu, c'est un style particulier quand même, faut le temps de rentrer dedans.

Citation :
Pour Lou, il doit taper dans les 20 ou 25 je sais plus, il est encore en couv grand format, pas en poche, il vient de sortir.

Ouais ok, c'est bien ce que je me disais.. ça risque d'être rude pour l'acheter, je vais essayer de me débrouiller.

Tiens pendant qu'on y est, quelqu'un a lu "The Electric Kool-Aid Acid Test" ? Gus Van Sant compte en faire une adaptation ciné prochainement, et ça a l'air tout bonement hallucinant. Je vous laisse en juger avec le synopsis a priori du film: Sur les traces des Merry Pranksters, communauté psychédélique californienne réunie autour de la figure de Ken Kesey, l'auteur de Vol au dessus d'un nid de coucou. A bord d'un bus repeint, le groupe entreprend en 1964 de rejoindre l'exposition universelle de New-York, prônant, en chemin, l'usage des drogues comme moyen d'accéder à l'éveil de la conscience...

Maintenant que j'y pense, le "blue bus is calling us" de The End, ce serait pas ça ?
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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Jeu 30 Oct - 0:51

Si, la chanson faisait bien référence à ce bouquin Smile

Faut dire que les Merry Pranksters sont un peu les pères fondateurs du mouvement hippie étan donné qu'ils ont créé cette manière de pensée en parcourant les USA avec les acid tests et en croisant les Beatles.

Vol au Dessus d'un Nid de Coucous est d'ailleurs dans le même contexte du mouvement beat generation, c'est un vieux symbole.

Putain mais si Gus l'adapte, mais bordel ça va tuer sa mère

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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Jeu 30 Oct - 11:37

Mickey Willis a écrit:


Sinon moi là j'ai commencé Voyage au bout de la nuit

si tu arrive jusqu'au bout tu me pourra me raconter la fin? lol

j'ai essayer 4 fois de lire ce livre quand j'étais au lycée j'ai jamais dépassé la moitié. Céline et moi on à visiblement pas trop d'atomes crochus.

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MessageSujet: Re: Topic Littérature   Jeu 30 Oct - 13:10

pioups a écrit:
si tu arrive jusqu'au bout tu me pourra me raconter la fin? lol

Bah à la fin il se réveille !


Bon ok..
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MessageSujet: Re: Topic Littérature   

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